Un chemin d'acceptation de soi

Un chemin d'acceptation de soi

Il m’a fallu du temps pour accepter mon homosexualité. J’avais alors 35 ans, j’étais marié, des enfants. Ce n’est pas une situation simple... J’ai fait des rencontres, je me suis documenté, pour comprendre ce qui m’arrivait... Echanger avec des personnes dans ma situation. Comprendre comment j’avais pu me cacher la vérité à ce point pendant toutes ces années? Alors que je connaissais mes désirs, que j’avais tous les éléments pour comprendre qui j’étais. J’ai rassemblé ici des témoignages, des références, des poèmes qui m'ont aidé. Si ça peut être utile...

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"Des hommes et des femmes changent plus ou moins brutalement de vie alors qu'ils sont mariés, ont des enfants et semblent installés dans une totale "normalité". Ils semblent "devenir homosexuels". Il s'agit naturellement d'une révolution absolue. Comment vit-on cette révolution? Surtout, pourquoi s'impose-t-on l'épreuve que représente un tel bouleversement pour soi et pour l'entourage? Et pourquoi ne pas avoir vécu cette métamorphose plus tôt?" Emmanuel Ménard, Parler d'homosexualité

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J'avais honte de mes désirs homosexuels Une voix au fond de moi:

 

"Ne le dis à personne

Tais-toi, garde ça pour toi

T'as pas envie qu'les autres se moquent

C'est intime ça n'est qu'à toi

 

D'ailleurs nul n'est au courant

Chacun son jardin secret

Si tu le dis c'est dégradant

Il faut savoir rester discret

 

Comme les copains mater les filles

Et faire ce qu'on attend de toi

Tes parents sont fiers que tu te maries

C'est pas compliqué tu vois"

 

Facile de taire qui on est

Rester vaincu par la honte

Oublier ses rêves et la fierté

D'exister dans ce monde

 

Une autre voix, têtue celle-là

 

A marre de subir cette violence

De ne pouvoir être moi-même

Veux mettre fin à cette souffrance

Et dire que c'est les hommes que j'aime

CyriIIe

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Dictionnaire de l'homophobie Je veux partager avec vous quelques extraits de l'article "Honte" du "Dictionnaire de l'homophobie" (auteur de l'article Sébastien Chauvin, ouvrage réalisé sous la direction de Louis-Georges TIN disponible chez PUF). Vous faire part de cet article qui m'a vraiment permis de comprendre, de donner du sens à ce que j'ai vécu, ressenti. Je vous invite à lire l'article en entier dans l'ouvrage cité (ou sur le site web de Sébastien Chauvin).


La honte d'être homosexuel, l'homophobie intériorisée.

"A l'instar d'autres groupes stigmatisés, les gais et les lesbiennes sont à bien des égards, des "enfants de la honte". (...) La honte est un sentiment de vulnérabilité universellement accessible, mais non universellement réparti entre les individus et les catégories d'individus. Nous sommes, en théorie, tous égaux devant la honte, mais dans le monde social réel, certains sont plus "égaux" que d'autres.

La honte est un des mécanismes les plus puissants grâce auxquels l'ordre social nous "tient" et nous maintient sous son emprise, que ce soit en empêchant les "normaux" de s'éloigner du "droit chemin" ou en poussant les "anormaux" à se cacher et à rester invisibles, à ne pas reconnaître leur appartenance à telle ou telle catégorie stigmatisée.

Lors des situations souvent douloureuses au sein desquelles est mobilisé, cyniquement ou inconsciemment, par les autres ou par soi-même, le discrédit social lié à l'homosexualité, la sensation physique de la honte s'exprime par des manifestations corporelles de vulnérabilité et d'impuissance comme le rougissement, les sueurs, les tremblements et le malaise. Par ces manifestations, les corps "disciplinés", subitement envahis par le monde, retraduisent le désir urgent et irrépressible de disparaître de la scène sociale (...) Cette émotion se fait d'autant plus intense et cruelle lorsque, comme c'est bien souvent le cas, se surajoute à la honte la conscience de trahir sa honte à l'extérieur- enclenchant alors une spirale infernale qui décuple la puissance du sentiment premier.

La honte est à la fois totale et réductrice. La vision homophobe réduit l'identité homosexuelle à une orientation purement "sexuelle" et fait du sexuel, pensé en termes de "tendances" et de pulsions plus ou moins associées à l'animalité, l'origine de toutes les actions et de toutes les pensées des gais et des lesbiennes. Leur être tout entier se retrouve identifié à une "pulsion perverse". C'est pourquoi l'homophobie ne les considère pas simplement comme des anormaux, mais en fait aussi et surtout comme des impudiques.
 

Sentiment d'être réduit à une pulsion, face à une société dans laquelle le "processus de civilisation" tend précisément à refouler l'ordre de l'organique et du pulsionnel dans la sphère de l'intime et du privé, la honte homosexuelle a un rapport privilégié avec le sentiment d'être sale et d'être sale en public, c'est-à-dire dans une situation inappropriée et choquante.

La honte (...) est la manifestation d'une forme "d'allégeance corporelle" des homosexuels à l'idée que ce qui est révélé sur eux (ou ce qui menace de l'être) renvoie à quelque chose de fondamental pour la définition de leur caractère, et que ce "quelque chose" devrait ou aurait dû rester caché. Plus radicalement, la honte extorque au sujet homosexuel la croyance au mythe qu'il y a bien, dans les plis de son corps ou dans les profondeurs de sa conscience, un "quelque chose" à cacher ou à révéler: ce dont précisément il est invité à avoir honte."


De la honte à la fierté

"Ainsi, si la fierté a encore plus de sens pour les gais et les lesbiennes que pour les Noirs, à qui historiquement ils empruntent le concept, c'est que leur invisibilisation par la honte a été l'un des principaux moyens par lesquels s'est exercé sur eux la domination symbolique. La construction de l'identité "gaie", tant au plan personnel que collectif, travaille précisément à résister à  ce mécanisme: la gay pride vise d'abord une réappropriation de l'identité homosexuelle qui renverserait le stigmate en fierté, aussi bien privée que publique, désarmant l'injure initiale en revendiquant "tête haute" l'identité originellement assignée par la société homophobe (...). Une communauté gaie et lesbienne mobilisée sert non seulement de levier aux mobilisations politiques, mais aussi, plus quotidiennement, de refuge protecteur permettant aux homosexuels de se reconstruire à l'écart des hiérarchies dominantes qui, lorsqu'elles sont intériorisées et retournées sur soi, engendrent précisément la honte et la haine de soi.

C'est la honte qui nous constitue, c'est elle encore qui nous rassemble: entrer dans la honte, c'est tout à la fois déjà reconnaître ce que l'on est, qui l'on est, et de qui l'ordre social homophobe nous rend objectivement solidaires, malgré nos réticences initiales.(...) De même que la fierté porte en elle sa généalogie honteuse, la honte, lorsqu’elle est assumée vraiment, lorsqu’on cesse d’avoir "honte d’avoir honte", enferme une sorte de fierté paradoxale. Cette honte orgueilleuse, explique Didier Eribon, pourrait constituer "le point de départ et d’appui d’une réinvention de soi". En nous mettant au monde comme des êtres aliénés ou "assujettis", la "honte gaie" enfermerait donc déjà, comme en négatif, mais déjà plus qu’en négatif, quelque chose comme notre liberté."


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Je suis gay J'avais honte de mes désirs homo, aujourd'hui, je suis fier de les accepter, et j'ai envie de les vivre, de vivre, d'être moi-même, enfin!

Une anecdote pour commencer:

Je participe à une réunion dans le cadre d'une association de bisexuels. Un mec dans ma situation; marié, mais attiré par les hommes, a cette expression: "Je voudrais qu'il existe une potion à avaler pour ne plus ressentir cette attirance, ces envies." Et moi je me dis "même si cette potion existait, je ne la boirais pas."

Cela me fait réfléchir: mes désirs homosexuels remettent en cause ma relation avec ma femme, la stabilité que je voulais pour mes enfants, et je ne suis pas prêt  à boire la potion! Je le comprends alors: mes désirs homosexuels, j'y tiens! Après les avoir tant cachés à moi-même et aux autres, j'ai fini par les accepter. J'ai pris conscience de toute la honte subie. Je suis en colère d'avoir eu tellement honte de moi, de m'être habitué à avoir honte. J'ai si longtemps vécu dans la peur d'être découvert. Mais j'ai finalement réussi à m'accepter, à ne plus avoir honte, à me construire une image de moi positive avec mes désirs homosexuels. Ce chemin parcouru, c'est mon histoire, c'est important pour moi. Essentielle aussi la solidarité que je vis avec mes pairs.

Dans "Comprendre l'homosexualité", Marina Castañeda cite Marcel Proust:

"Ce que nous n'avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre effort personnel, ce qui était clair avant nous, n'est pas à nous."

Pour moi, être gay, c'est aussi un choix. En tous les cas, un choix de bien le vivre (dans la fierté, pas dans la honte)!

C'est dur de me dire que pour vivre une vie qui me ressemble, pour être authentique, je dois divorcer. Mais je ne peux plus revenir en arrière. Ce besoin de vivre enfin ce que je suis après m'être contraint à être comme les autres est devenu trop fort pour moi.

Faudra-t-il que je ressente ce pincement au coeur, cette impression d'être passé à côté de ma vie à chaque fois que je vois deux mecs se tenir par la main?

CyriIIe


Etre homosexuel et choisir sa vie

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s Pour être finalement en accord avec moi-même

s Partir (poème)


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"J’avais presque 37 ans le jour où j’ai décidé de faire mon coming-out. Ma situation était un peu délicate au moment des faits puisque j’étais marié et père de 2 enfants, un garçon de 14, une fille de 12 ans et au chômage.
J’ai toujours su que j’étais homosexuel je ne me suis jamais posé la question afin de savoir si j’aimais les garçons ou bien les filles : je suis homo. Il m’a fallu 37 ans pour l’accepter vraiment. Mais j’attendais la personne qui serait le facteur déclenchant et c’est arrivé. J’ai alors décidé de tout dire à ma femme, ce jour-là on a pleuré tout les deux pendant des heures et on a parlé comme jamais on ne l’avais fait, elle l’a accepté parce qu’elle a compris que j’étais comme ça et qu’elle ne pourrait rien y faire, mais avec beaucoup de tristesse et avec le sentiment d’avoir été trahie.
Elle m’a proposé de continuer a voir mon ami tout en restant avec elle, enfin elle m’a fait tout un tas de propositions pour que l’on puisse rester ensemble, je les ai toutes refusées. J’avais envie de vivre ma sexualité pleinement et surtout je n’avais plus envie d’avoir des rapports sexuels avec une femme. Cette décision a été très dure pour moi, de quitter mes enfants et ma femme avec laquelle je m’entendais si bien malgré mon homosexualité !!!
(...)
Le conseil que je pourrais faire a ceux qui veulent faire leur coming-out c’est d’être patient et attendre le moment opportun (je crois qu’il n’y a pas d’âge pour cela) et surtout d’être sincère dans cette démarche pour être finalement en accord avec soi-même.

Aujourd’hui je suis heureux."

Par Laurent, 37 ans 

Source:
coming-out d’un papa





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Je pense tout d’abord que c’est à lui de le dire. Je pense aussi que, dans la même situation, avec la même proportion "d’envie de mec" et "d’envie de nana", certains se considèrent comme hétéro, d’autres bi et d’autres homosexuels. Chacun en fonction de son histoire personnelle, de sa culture, de sa situation... Tout est dans la tête, en quelque sorte.

Je donne mon exemple personnel, sans vouloir en faire une généralité. Juste parce que je pense que cela permettra à chacun de se situer. En se disant "moi c’est pareil" ou au contraire "ce n’est pas du tout comme cela que je ressens les choses".

Pendant longtemps, je me suis considéré comme bisexuel, et cet "arrangement" faisait que cela était vivable de rester avec ma femme et d’avoir un amant. Cela me permettait de me regarder dans la glace le matin, tout simplement. Je me considérais comme un mec curieux de la vie qui aimait le sexe et les expériences variées. C'était plutôt valorisant et correspondait à une image de moi-même qui me plaisait bien. Comment cette belle théorie sur moi-même a-t-elle volé en éclats? Je ne sais pas trop. Mais il y a eu une véritable rupture. Une prise de conscience après laquelle je ne pouvais plus revenir en arrière. La prise de conscience que je n'étais pas bisexuel mais homosexuel. Cela n'a pas été le fruit d'une réflexion mais plutôt une évidence qui s'est imposée à moi.

Des éléments qui ont certainement joué un rôle:
-> Échanger avec d’autres homos et me rendre compte que, mariés ou pas, eux-aussi avaient eu du mal à accepter de se dire "je suis pd". Dans le même sens, le livre de Marina Castañeda ou ce texte-là, m'ont aidé/influencé. 
-> Me rendre compte à quel point j’avais honte de mes désirs homosexuels, et que pour moi, me dire "je suis bi", cela m’évitait surtout de dire "je suis homosexuel".
-> Me rendre compte, enfin, que je préférais, et de loin, et certainement depuis toujours, le sexe avec un mec au sexe avec une femme. Et quand je dis "le sexe", c'est beaucoup trop limitatif, je pense que vous me comprenez (il faudrait parler d'homosensualité).

Certains trouvent critiquable de vouloir absolument "se mettre dans une case" et disent  "vivons comme nous le sentons, un point c'est tout". Pour moi, j'éprouve le besoin de savoir qui je suis, et je ne peux pas le faire autrement qu'en utilisant des mots. Réfléchir à mon histoire personnelle, trouver une cohérence, comprendre...



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toucher à l'authenticité "Le sujet que nous aborderons dans les lignes qui suivent pourra sembler difficile pour certains, pour d’autres essentiel à leur survie.  L’homosexualité, le couple et l’impact auprès de la famille.

Malgré une ouverture nouvelle de certaines sociétés en lien avec l’homosexualité, il n'en demeure pas moins lourd, pour certaines familles d’assumer la différence d’un des leurs.

Il n’appartient pas seulement à l’individu homosexuel de vivre des tensions énormes face a cette situation sociale pourtant bien naturelle. Cependant lorsqu’un des membres de la famille choisit de s’assumer et de dénoncer cette situation, il y a quasi, à tout coup un impact auprès des autres membres, un peu comme une roche lancée à l’eau, d’où jaillit des cercles. La souffrance du non-dit, s’installe sous-jacente à la peur de perdre. Lorsque le père ou la mère, après plusieurs hésitations, prend la décision de vivre avec sa différence, ceci lui  permet souvent de survivre à ses idéations suicidaires, cela demande tout un courage et beaucoup d’amour pour les leurs.

J’ai accompagné, au cours de ma vie,  plusieurs pères gais ainsi que quelques conjointes torturées par cette décision. Souvent la première réaction en est une de fuite et de déni de la situation, voir même de la banalisation.

Il est rarement épanouissant, sinon jamais; de vivre dans le non-dit et l’impact d’un modèle de mensonge ou de camouflage est plus souvent  nuisible aux enfants qui eux, dans leur grandeur d’âme rêvent de la famille aimante. Mon expérience, me fait dire que le plus beau modèle est celui de la vérité et de l’authenticité. Comment, un enfant pourra trouver son identité à lui, s’il a le modèle d’un parent qui lui refuse d’assumer la sienne. Je suis convaincu que seule la vérité rend libre, mais sa vérité à soi. Dans une conférence que j’ai donnée dans une église de Dorion, un homme m’aborda en privé et m’expliqua qu’il voulait mourir à cause  dans son incapacité d’accepter l’homosexualité de son fils. La vie est ainsi faite, que l’être humain somatise sa souffrance intérieure, donc le non-dit risque d’avoir des répercussions malsaines sur plusieurs membres de la famille. L’ouverture à la vie, le sens profond de l’amour de soi et des siens passent nécessairement par l’acceptation profonde de sa différence. Ici nous parlons d’acceptation de sa différence d’identité sexuelle, cependant il y a bien d’autres formes d’identité refoulée pour faire plaisir à l’extérieur de nous même, le fameux regard de l’autre sur soi. (...) Je demeure profondément admiratif, lorsqu’après quelques rencontres en thérapie individuelle, j’observe des sourires faire place à la peur de perdre. Chacun de nous, avons à traverser ce voyage et  chacun le fait à sa façon et à son rythme. (...)

Il y a autant de routes à suivre qu’il y a d’individus, et il appartient à chacun de choisir d’être accompagné ou pas. En tant que thérapeute en relation d’aide j’ai ce privilège d’accompagner des individus à la recherche de leur identité propre. Sortir du personnage pour toucher à l’authenticité et retrouver le pouvoir sur sa vie."

Marcel Foucault, thérapeute en relation d'aide
source:
 
http://www.machronique.com/identite-sexuel-famille-enfant-differencegaigay/ 
Je tiens à le remercier pour ce texte qui fait du bien et pour m'autoriser à en publier un extrait.

 

Publié dans : Être homosexuel et choisir sa vie
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J’ai découvert un site que je tiens à recommander chaudement à tous mes lecteurs. On y donne une méthode vraiment complète pour guérir de l'homosexualité.

http://www.geocities.com/laseule------issue/solutions.html (retirer les ---------- pour y accéder)

Malheureusement, la guérison est rarement totale, c'est ce qu'ils expliquent:

"(...) même avec les résultats les plus encourageants, j'estime que des fantasmes homosexuels résiduels vont inévitablement ressurgir de temps à autre dans la vie du patient. C'est pourquoi je pense qu'il est très important de ne pas se concentrer exagérément sur ces fantasmes pendant la thérapie, afin que l'évolution de l'identité du patient puisse se faire sans problèmes.

En attachant une trop grande importance à la présence ou la fréquence de ces fantasmes, le thérapeute pourrait involontairement faire tourner court le processus en communiquant au patient l'idée qu'il restera toujours homosexuel à l'intérieur de lui-même, quels que soient ses efforts pour soigner son comportement extérieur. Ainsi, un de mes patients m'a dit un jour : "J'ai fini par accepter qu'il y a en moi un côté homosexuel dont je ne pourrai peut-être jamais me débarrasser. Mais peut-être que je peux apprendre à vivre avec. L'autre jour, j'étais à la piscine avec ma femme et mes enfants. Un homme qui portait un maillot très moulant est passé, et je me suis surpris à fixer cet homme et à avoir des fantasmes. Mais tout aussi rapidement, je me suis repris, je me suis dit que ce n'était pas grave, et j'ai plongé dans la piscine. Et cet épisode n'a pas gâché ma journée."

L'expérience de cet homme illustre ce qui je pense est l'objectif le plus raisonnable et le plus réaliste de la psychothérapie dans le traitement de l'homosexualité : le développement d'une forte identité masculine qui permette une adaptation satisfaisante à l'hétérosexualité, et qui ne se trouve pas compromise par une intrusion intempestive de fantasmes homosexuels."

En lisant cela, je me suis dit: "Merde! C'est le résultat auquel j'étais arrivé par moi-même! Sans l’aide d’aucun psy! J’avais tellement honte de mes désirs homosexuels que je les ai cachés tout au fond et me suis marié... Et puis, à 35 ans, on peut dire que j'avais fait le plus gros, et bien non, j'en ai eu marre d’avoir honte, marre de cette lutte incessante contre moi-même et j’ai cédé à mes penchants homos vicieux! Aujourd'hui, je n’ai pas honte d’être amoureux d’un homme... Cela signifie que je suis perdu, j'en ai peur... Alors, ne faites pas comme moi les jeunes, mariez-vous pour écarter le démon de l'homosexualité, comme expliqué dans la méthode ci-dessus, et tenez-vous à cette saine résolution, sans en démordre!

Bon courage! On déprime, on veut se tuer, mais c'est pas grave, la prière aide beaucoup...

;)

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J'avais honte de mes désirs homosexuels   J’AVAIS HONTE DE MES DESIRS HOMOSEXUELS


 
Poème "Ne le dit à personne"
 

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Analyse in l'article "Honte" du Dictionnaire de l'homophobie

J'en ai fait du chemin avant de dire je suis gay   J’EN AI FAIT DU CHEMIN AVANT DE DIRE "JE SUIS GAY"


TEMOIGNAGES:

Un chemin d’acceptation de soi

Pour être finalement en accord avec soi-même

"Peinture" de la vie quotidienne d'un ado pas hétéro et mal dans sa peau

"15 ans ferme!" ou comment je me suis construit une prison mentale tout seul

Entre le temps passé et le temps qu'il me reste (réflexions d'un homo tardif)

Les sentiers de l'acceptation


ANALYSE:

Extrait de "Comprendre l’homosexualité" de Marina Castañeda


Etre homosexuel et choisir sa vie   ETRE HOMOSEXUEL ET CHOISIR SA VIE


Guérir de l'homosexualité

- Est-ce que je suis gay? Comment savoir? Un test?

Coming out

La liberté de la honte?

Vivre son homosexualité au grand jour ou dans le placard: dialogue tiré du roman "Ne le dis à personne" de J Bayli

On tomberait amoureux d'une personne et pas d'un sexe?

Le mirage de la bisexualité: réflexion de M Castañeda

Je suis simplement fier d'être pd 

Un homme marié qui fréquente les parcs gay la nuit, il est hétéro, bi ou homo?


- Coming out du père de famille: quand la vérité rend libre (analyse)

 



Films qui parlent de l'homosexualité d'un homme marié   FILMS      ROMANS qui parlent de l'homosexualité d'un homme marié


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Je vous raconte une histoire?

Rester? Divorcer? Quand on est trop bien pour partir, mais pas assez pour rester...

Questionnaire (en forme de clin d'oeil) pour nos amis hétérosexuels

La musique magique de Liane Foly

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