Un chemin d'acceptation de soi

Un chemin d'acceptation de soi

Il m’a fallu du temps pour accepter mon homosexualité. J’avais alors 35 ans, j’étais marié, des enfants. Ce n’est pas une situation simple... J’ai fait des rencontres, je me suis documenté, pour comprendre ce qui m’arrivait... Echanger avec des personnes dans ma situation. Comprendre comment j’avais pu me cacher la vérité à ce point pendant toutes ces années? Alors que je connaissais mes désirs, que j’avais tous les éléments pour comprendre qui j’étais. J’ai rassemblé ici des témoignages, des références, des poèmes qui m'ont aidé. Si ça peut être utile...

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Affronter ses peurs


"Il est préférable d'affronter une fois dans sa vie un danger que l'on craint que de vivre dans le soin éternel de l'éviter."
Marquis de Sade


Derniers commentaires

24/12/2009 14:54 Cora sur Ne le dis à personne ( poème gay d'un homme marié ) :

Je ne pense pas que le mensonge soit la meilleure des solutions ...
En pensant nous protéger, vous nous mentez et vous vous en confortez quelque part !!! Personne n'est heureux, personne ne le saura à part vous peut etre un jour si vous avouez mais à quel prix ...
J attends davantage de sincérité dans toutes relations - alors qu'à l'heure actuelle nous en sommes très loin!  suite

22/12/2009 13:48 Cora sur
Ne le dis à personne ( poème gay d'un homme marié ) :

c'est donc vous les plus à plaindre - seuls au monde ne pouvant affirmer votre homosexualité de peur de blesser : on croirait rêver !!!
il est certain que je ne puisse aller dans votre sens - égoistes qui ne pensez qu'à vous et restez auprès de femmes et enfants histoire de ne pas les blesser alors que vous êtes mal intérieurement : c'est une belle couverture alors ne vous plaignez pas: affronter le regard des gens suite

09/12/09 09:08 Chris sur
Ne le dis à personne ( poème gay d'un homme marié )

je me retrouve dans ce poème, que de souffrances et de "non-dits", faire semblant tout le temps, par moments j'ai envie de tout avouer mais j'ai une famille que j'aime et je ne veux pas décevoir. suite

07/12/09 15:53 Chris sur Pour être finalement en accord avec soi-même

bravo, moi je n'ai jamais réussi à franchir le pas

07/12/09 15:47 Chris sur Homme marié, comment j'ai géré mes désirs homosexuels (différemment au cours du temps)

bonjour ,
depuis toujours attiré par les hommes , je n'ai jamais pu avouer mon homosexualité par peur du rejet (issu d'un milieu rural avec beaucoup de préjugés sur les PD) , je me suis marié , j'ai des enfants et même des petits enfants et je les aime tous y compris ma femme  suite

03/12/09 11:35 Hubert sur
Ne le dis à personne ( poème gay d'un homme marié )

C'est si bon de croiser un regard complice.


Princes charmés-Contes gay

"Il était une fois, par delà les montagnes, à la lisière de la Forêt sans Fin, un garçon qui vivait dans une chaumière avec sa mère, son père et ses frères et soeurs. C’était l’hivers, l’hivers le plus froid qu’avait jamais vu le garçon, le plus froid jamais vu dans cette contrée connue pour la froideur de ses hivers, et ce garçon n’avait pas de bois pour se chauffer. Il y en avait pour ses frères, qui ressembleraient à leur père quand ils seraient grands et pour ses soeurs, qui ressembleraient à leur mère quand elles seraient grandes. Mais pour ce garçon, qui ne ressemblerait à personne lorsqu’il serait grand, il n’y en avait pas.

Un matin le garçon s’éveilla avant l’aube. La nuit avait été plus froide encore que les précédentes et une couche de givre recouvrait ses couvertures. Le garçon décida d’aller ramasser du bois pour ne plus passer de pareille nuit. Il se vêtit et quitta la chaumière quand tous dormaient encore, tirant son traîneau derrière lui par les champs enneigés puis sous les premiers arbres de la forêt. Tout était gelé et silencieux et, comme l’hivers était si rude, on ne trouvait pas beaucoup de bois. Le garçon s’aventura plus loin dans la sylve, ramassant quelques brindilles par-ci, une pomme de pin par-là, une branche même parfois, et, peu à peu, il emplit son traîneau.

Quand il eut assez de bois, il avait si froid et avait marché si longtemps qu’il décida d’allumer un feu sur place. Il balayait la neige quand soudain le soleil, qui s’était levé entre temps, fit briller quelque chose à ses pieds. Le garçon vit qu’il s’agissait d’une clef, une clef d’or qu’il ramassa vivement. Il la lança en l’air et la rattrapa.

- Elle est à moi, dit-il en riant.

Et la clef se mit à étinceler au soleil, comme si elle riait avec lui.

Au bout d’un moment, il se dit que là où se trouvait une clef se trouvait forcément une serrure à ouvrir. Il balaya la neige tout autour de lui, puis, ne trouvant rien, entrepris de creuser le sol. Oh, comme la terre était dure, plus dure que la pierre, plus dure que l’acier, alors que le garçon ne disposait pour creuser d’autres outils que ses mains. Il creusa très longtemps et, dès qu’il se sentait fatigué ou découragé, il tirait la clef de sa poche, contemplait la promesse qu’elle contenait et reprenait son labeur, ragaillardi.

Enfin, il découvrit un petit coffre en fer qu’il tira de l’étreinte glacée du sol. Il le tourna entre ses mains, cherchant une serrure à priori inexistante. Mais le garçon était patient et finit par la trouver, si minuscule qu’il ne l’avait d’abord pas vue. Il y introduisit la clef et la fit tourner. A présent, il nous faut attendre qu’il finisse d’ouvrir son coffre et en soulève le couvercle pour savoir quelles merveilles il recèle et à quel point ces merveilles ont changé sa vie."

Peter Cashorali in Princes charmés-Contes gay chez H&O


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