Un chemin d'acceptation de soi

Un chemin d'acceptation de soi

Il m’a fallu du temps pour accepter mon homosexualité. J’avais alors 35 ans, j’étais marié, des enfants. Ce n’est pas une situation simple... J’ai fait des rencontres, je me suis documenté, pour comprendre ce qui m’arrivait... Echanger avec des personnes dans ma situation. Comprendre comment j’avais pu me cacher la vérité à ce point pendant toutes ces années? Alors que je connaissais mes désirs, que j’avais tous les éléments pour comprendre qui j’étais. J’ai rassemblé ici des témoignages, des références, des poèmes qui m'ont aidé. Si ça peut être utile...

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Affronter ses peurs


"Il est préférable d'affronter une fois dans sa vie un danger que l'on craint que de vivre dans le soin éternel de l'éviter."
Marquis de Sade


Derniers commentaires


21/11/2009 10:44 Cora sur Ne le dis à personne ( poème gay d'un homme marié ) :

très beau poème certes ...
et voici qqles modestes lignes d'une enfant trompée par un père infidèle qui nous ment ... en guise de réponse ...
Vous souffrez
NOUS SOUFFRONS mais NOUS DEVONS PROTEGER CEUX QUI NOUS ENTOURENT !!!
suite

31/10/2009 à 00h12 Poussin sur Ne le dis à personne ( poème gay d'un homme marié ) :

Touchant de sensibilité et de pudeur cachée
j'aime !

30/10/2009 à 22h11 James sur Homme marié, comment j'ai géré mes désirs homosexuels (différemment au cours du temps) :

Je suis un homosexuel qui a vécu une expérience de bisexualité. Dans le sens où j'ai commencé avec des hommes, j'ai continué avec des hommes tout en ayant une femme et un enfant, et depuis mon nouveau célibat, je continue exclusivement avec des hommes.
suite




Princes charmés-Contes gay

"Il était une fois, par delà les montagnes, à la lisière de la Forêt sans Fin, un garçon qui vivait dans une chaumière avec sa mère, son père et ses frères et soeurs. C’était l’hivers, l’hivers le plus froid qu’avait jamais vu le garçon, le plus froid jamais vu dans cette contrée connue pour la froideur de ses hivers, et ce garçon n’avait pas de bois pour se chauffer. Il y en avait pour ses frères, qui ressembleraient à leur père quand ils seraient grands et pour ses soeurs, qui ressembleraient à leur mère quand elles seraient grandes. Mais pour ce garçon, qui ne ressemblerait à personne lorsqu’il serait grand, il n’y en avait pas.

Un matin le garçon s’éveilla avant l’aube. La nuit avait été plus froide encore que les précédentes et une couche de givre recouvrait ses couvertures. Le garçon décida d’aller ramasser du bois pour ne plus passer de pareille nuit. Il se vêtit et quitta la chaumière quand tous dormaient encore, tirant son traîneau derrière lui par les champs enneigés puis sous les premiers arbres de la forêt. Tout était gelé et silencieux et, comme l’hivers était si rude, on ne trouvait pas beaucoup de bois. Le garçon s’aventura plus loin dans la sylve, ramassant quelques brindilles par-ci, une pomme de pin par-là, une branche même parfois, et, peu à peu, il emplit son traîneau.

Quand il eut assez de bois, il avait si froid et avait marché si longtemps qu’il décida d’allumer un feu sur place. Il balayait la neige quand soudain le soleil, qui s’était levé entre temps, fit briller quelque chose à ses pieds. Le garçon vit qu’il s’agissait d’une clef, une clef d’or qu’il ramassa vivement. Il la lança en l’air et la rattrapa.

- Elle est à moi, dit-il en riant.

Et la clef se mit à étinceler au soleil, comme si elle riait avec lui.

Au bout d’un moment, il se dit que là où se trouvait une clef se trouvait forcément une serrure à ouvrir. Il balaya la neige tout autour de lui, puis, ne trouvant rien, entrepris de creuser le sol. Oh, comme la terre était dure, plus dure que la pierre, plus dure que l’acier, alors que le garçon ne disposait pour creuser d’autres outils que ses mains. Il creusa très longtemps et, dès qu’il se sentait fatigué ou découragé, il tirait la clef de sa poche, contemplait la promesse qu’elle contenait et reprenait son labeur, ragaillardi.

Enfin, il découvrit un petit coffre en fer qu’il tira de l’étreinte glacée du sol. Il le tourna entre ses mains, cherchant une serrure à priori inexistante. Mais le garçon était patient et finit par la trouver, si minuscule qu’il ne l’avait d’abord pas vue. Il y introduisit la clef et la fit tourner. A présent, il nous faut attendre qu’il finisse d’ouvrir son coffre et en soulève le couvercle pour savoir quelles merveilles il recèle et à quel point ces merveilles ont changé sa vie."

Peter Cashorali in Princes charmés-Contes gay chez H&O


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